Pouic Pêche-Citron

Pour 6 ramequins ou un gros plat:

Une douzaine de biscuits à la cuillère (1/2 paquet)
Une p’tite lampée de rhum
1 pot de 600 g de compote de pêches
2 yaourts au citron (en évitant les lights et les cheapo-chimico)
Sirop de citron type Tesseire ou bouteille jaune magique
250 g. de mascarpone
1 citron vert pour le zeste
Préchauffer le four, thermos… pardon, c’est l’habitude !

Mélanger au fouet électrique (ou pas, c’est gérable à la mimine) les yaourts et le mascarpone jusqu’à ce que ce soit bien lisse. Ajuster le niveau de citronitude avec le sirop/jus.

Disposer les biscuits dans le fond du plat. Mettre un peu de rhum par-dessus, avec légèreté mais conviction.

Étaler soigneusement la compote de pêches.

Recouvrir du mélange yaourts/mascarpone et zou, au frigo pour au moins 4 heures.

Au moment de servir, râper un peu de zeste, avec un zesteur si possible, parce que c’est important de faire un beau zeste

Facile, uuuultra rapide et faisable à l’avance, la recette piquée (histoire de changer) dans les recettes inavouables est vraiment nickel ! Les biscuits sont bien détrempés par le jus de la compote, c’est tout choumougnou en bouche, et c’est très frais, j’en referai sans faute (surtout s’il continue à faire chaud les soirées Kohlanta).

En tout cas le nom colle parfaitement, ça goûte vraiment comme un « pouic » , à la maison c’est devenu un classique estival

Baumkuchen

Pour 8 personnes:

10 oeufs (seriously)
300 g. de pâte d’amande blonde (ou rose, mais autant éviter la verte)
10 cl. de crème liquide
170 g. de beurre mou
200 g. de sucre en poudre
1 bonne cuillère à café d’extrait de vanille
le zeste d’une orange
150 g. de farine
100 g. de maïzena
1 sachet de levure
1 pot de marmelade d’orange fine

Pour la couverture:
200 g./ de chocolat noir
50 g. de beurre
5 cl. de rhum (épicé si possible)
25 g d’amandes effilées grillées, en option

Préchauffer le four en mode grill uniquement (c’est le dessin avec juste un zig-zag en haut du carré), plutôt chaud (220°C pour moi).

Prévoir un moule à gâteau pas trop large et plutôt haut de bords, à fonds amovible si possible, le graisser et recouvrir le fond d’une feuille de papier cuisson.

Dans un grand saladier, mettre la pâte d’amandes hachée (ou passée à la râpe à fromage à gros trous), et la crème liquide petit à petit en mélangeant bien pour obtenir une pâte homogène. Ne pas utiliser la choupi spatule mimi en plastique, elle n’y résisterait pas, là il faut du matériel carcéral, minimum.

Ajouter au fur et à mesure le beurre, le sucre, les jaunes d’œufs, l’extrait de vanille, le zeste d’orange, la farine, la levure et la maïzena.

Même en changeant de bras régulièrement, le claquage guette, il est temps de monter les blancs en neige en laissant le fouet électrique faire tout le boulot, puis de les incorporer délicatement à la pâte.

Dans une petite casserole, faire tiédir la marmelade pour faciliter son étalage au pinceau.

Se prévoir une heure tranquille, et c’est parti:

Mettre une fine couche de pâte au fond du moule, mais vraiment fine, genre moins de 5 mm, et enfourner pour 4 minutes ou moins, selon votre four, jusqu’à ce que le dessus soit bien doré et souple quand on appuie le doigt dessus.

Ça vous a plu? Tant mieux, parce qu’on va refaire ça une quinzaine de fois, en mettant de temps en temps (toutes les 2/3 couches) un badigeon de marmelade d’orange. Le temps de cuisson tend à diminuer au fur et à mesure des couches puisque le dessus du gâteau se rapproche des résistances du grill.

Une fois tout bien cuit, sortir le gâteau du four, le démouler après quelques minutes de repos et préparer la couverture au chocolat en mélangeant tout dans une petite casserole à feu doux.

Laisser tiédir la couverture, car plus épaisse, elle tiendra mieux sur les cotés du gâteau, et l’étaler sur tout le gâteau. Ajouter éventuellement les amandes grillées effilées et dès que c’est suffisamment refroidi, balancer au frigo pour une nuit, car c’est carrément meilleur le lendemain de la cuisson que le soir même.

Cette recette de Jamie Oliver vient de son livre de Noël, mais on peut la retrouver en V.O. ici. Comme toujours, c’est impeccable, mais la vache, c’est sportif à préparer comme pâte, un gâteau toutes les semaines, et on finit comme le lanceur de javelot d’Asterix  , mais ça vaut les courbatures qui en résultent.

C’est très moelleux et pas étouffe-protestant du tout, contrairement à ce que le mode de cuisson et le poids en pâte d’amandes peuvent laisser craindre.

A propos de la pâte d’amandes, dans la recette originale c’est du marzipan, ce qui est un peu différent de notre pâte d’amandes à la française, du coup, il faut essayer de prendre une bonne pâte d’amandes avec un faible pourcentage de sucre… de toutes façons, il faut toujours prendre des ingrédients de qualité, sinon, à quoi bon se prendre le chou à cuisiner.

 

 

Vacherin à la banane

Pour un gâteau de 6/8 personnes:

5 blancs d’oeufs
300 g. de sucre roux
1 cuillère à café d’extrait de vanille
40 cl. de crème fraîche épaisse
2 bonnes cuillères à soupe de sucre glace
3 bananes
En option: un peu de sucre et de rhum
Préchauffer le four à 120°C (th.4).

Au batteur électrique, monter les blancs en neige et incorporer petit à petit le sucre, puis l’extrait de vanille jusqu’à obtenir une belle meringue bien lisse. Rincer rapidement les batteurs du fouet, ils vont resservir dans 5 minutes.

Verser la moitié de la meringue dans un sac congélo (ou autre), couper un coin pour avoir un trou d’un petit centimètre de coté et faire un cercle de meringue, en partant du milieu et en faisant un motif en spirale le plus régulier possible. Pas de panique si ce n’est pas parfait, ça se rattrape après avec une cuillère sans problème (ce qui précède est la version « en français normal » de « Monter deux cercles de meringue en spirale à la poche à douille d’1 cm »).

Si le cercle tient sur la moitié de votre plaque de four, félicitations, vous pouvez faire les deux cercles nécessaires en une seule fournée. Attention, la meringue va gonfler et s’étaler d’à peu près un centimètre en cuisant !

Cuire une cinquantaine de minutes, la meringue doit être ferme au toucher. Laisser refroidir dans le four avec la porte ouverte pour éviter le choc thermique et les craquelages intempestifs.

Au début de la cuisson, mixer 2 bananes et demi. Si vous n’avez pas de mixeur, une fourchette et une gestuelle à la Sharon Stone utilisant un pic à glace feront l’affaire. Si vous avez besoin d’espace dans la cuisine, c’est le moment de pousser des cris rageurs en massacrant les fruits, ça éloigne le badaud de façon assez radicale.

Dans un saladier, fouetter la crème fraîche et ajouter les bananes mixées, puis mettre le mélange au frais en attendant que les meringues soient cuites et refroidies.

Normalement, on peut juste couper la demi-banane restante et disposer les tranches sur le dessus du gâteau monté pour faire joli, j’ai préféré les caraméliser pour rajouter du goût; here comes the option :

Dans un poêle, saupoudrer du sucre de façon uniforme et mettre à chauffer à feu moyen, et surtout, ne rien remuer et ne toucher à rien. Assez rapidement, le sucre va fondre. Mettre tout de suite les tranches de bananes, attendre moins d’un minute, puis les retourner, elles doivent déjà avoir une belle couleur, mais la pôele semble déjà sèche. Qu’à cela ne tienne, ajouter 5 cl de rhum et c’est réglé. A peine une minute plus tard, retourner les bananes pour vérifier la coloration, et si c’est bon, les disposer sur un bout de papier cuisson pour qu’elles refroidissent. Sur une assiette, elles risquent de coller et de perdre toute respectabilité.

Une fois les meringues refroidies, monter le tout : une meringue, la moitié de la crème, la deuxième meringue, le reste de crème et enfin les rondelles de banane caramélisées (ou pas!), et servir rapidement. On peut préparer tout ça bien à l’avance et faire le montage au dernier moment, ça prend à peine 5 minutes.

Je me suis acheté mon 1586ème livre de cuisine, notamment grâce à cause d’une recette de pizza aux chamallows qui reste à tester. Mais c’est cette recette de vacherin aux bananes qui a tapé dans l’oeil de Darling, ce qui me confirme, si c’était encore nécessaire, à quel point c’est un homme de goût. Car tudieu, que c’est bon !! Tout frais tout léger, on sent bien les fruits (et la crème), et ça se décline très facilement si d’autres fruits vous tentent. Je pense notamment à une meringue customisée à la noix de coco et à des fruits rouges non mixés dans la crème.

Ça peut sembler un brin compliqué, notamment le montage des cercles mais c’est plus facile à faire qu’il n’y parait. Si vos cercles ressemble à un dessin de CP, vous pouvez rattraper le coup facilement, de toutes façons, après on recouvre de crème, alors… Faut pas se prendre le chou !

J’en avait fait un géant avec 2 meringues taille « plaque du four » aux fruits rouges pour le boulot, mon grand regret c’est de ne pas avoir fait de photo à l’époque !

 

 

Tarte Normande

1 pâte sablée
2 cuillères à soupe de poudre d’amandes pour éviter le détrempage
1 bon kilo de pommes (ici, pink lady)
3 oeufs
100 g. de sucre
1 sachet de sucre vanillé
20 cl. de crème liquide ou épaisse
Un chouia de cassonade
Préchauffer le four à 180°C (th. 6).

Disposer la pâte sans son papier dans un moule beurré et fariné (ce qui donne un rendu neeeeettement meilleur qu’avec une cuisson dans le papier), et saupoudrer avec la poudre d’amandes (qui absorbera l’humidité pendant la cuisson). On peut aussi étaler du blanc d’œuf sur le fond de pâte et passer 5 minutes au four pour créer une pellicule étanche, perso, je préfère l’option amandes

Peler, épépiner et couper les pommes en 8 quartiers, puis en 2 dans la largeur, afin d’obtenir des morceaux bien « dodus », et les mettre dans le fond de tarte.

Dans un saladier, fouetter avec énergie les œufs et les sucres et ajouter la crème.

Verser ce mélange sur les pommes en essayant de ne pas en laisser « au sec », pour éviter le crâmage.

Saupoudrer d’un peu de cassonade et hop, au four pour 40/45 minutes, le dessus des pommes et la pâte doivent être bien dorés.

Dans l’idéal, ça se sert tiède.

J’ai toujours connu cette recette sous le nom de tarte normande ou de tarte aux pommes au flan, môman en faisait régulièrement mais comme souvent, elle y allait au pifomêtre ce qui fait que pour récupérer les proportions, ben je pouvais me brosser. Du coup, je me suis basée sur la tarte « alsacienne » de « Du miel et du sel » http://www.dumieletdusel.com/archive…/22636876.html, même si je proteste vigoureusement, c’est une tarte qu’on trouve partout en Normandie comme tarte Normande, les tartes à la compote étant souvent désignées comme « tarte aux pommes », vous allez voir qu’ils vont finir par réclamer le Mont Saint Michel aussi, roooooh

Pour cette tarte, je suis pas objective pour deux sous, j’adore quand ma mère en fait mais Darling, dont l’impartialité ferait pâlir d’envie Salomon, a adoré aussi, si c’est pas de l’argument de premier choix, ça madame !! C’est une excellente tarte, toute simple mais super intéressante au niveau des textures, entre la pâte, la crème et le croquant/moelleux des pommes. A faire et refaire !

 

 

Rochers coco

Pour une quarantaine de rochers :

4 blancs d’œufs
250 g. de sucre
400 g. de noix de coco râpée (pas trop fin si possible, plutôt genre copeaux)
Préchauffer le four à 120°C (th.3/4).

Préparer une casserole et un saladier résistant à la chaleur qu’on pourra poser dessus.

Remplir à moitié la casserole d’eau bouillante, poser le saladier dessus et y verser les blancs d’œufs pour les battre en neige tout en les chauffant (on monte en fait la meringue au bain-marie). Dès que les blancs sont bien gonflés, ajouter petit à petit le sucre. Ça permet d’obtenir rapidement une belle meringue dite « italienne ». Ça fait très technique dit comme ça, mais en fait, c’est rien du tout, faut juste bien caler le saladier sur le dessus de la casserole, et ça se fait en 5 minutes montre en main.

Enlever le saladier de la casserole et continuer à battre jusqu’à ce que ça soit refroidi.

Ajouter doucement la coco à la spatule.

Sur une feuille de papier cuisson, faire de petits tas de la taille d’une grosse noix à l’aide de deux cuillères à café et enfourner pour 25/30 minutes, jusqu’à ce qu’ils soient dorés, mais pas trop, sinon, ça vire au parpaing en refroidissant. Attention, ils ne s’étalent pas du tout, donc ils auront la même forme en entrant dans le four qu’en en sortant.

La recette me vient de mon inimitable môman, mais je n’obtiens pas du tout le même résultat qu’elle, probablement parce que j’avais de la coco râpée très fine, et que j’en ai mis moins qu’elle a priori, du coup mes rochers n’ont pas gardé le côté « corail mutant » qu’ont les siens. Ceux-ci sont plus que mangeables, mais j’avoue que les siens sont plus moelleux, donc si vous pouvez, chopez de la coco « grossière », pas trop sèche, ça sera mieux. J’ai noté le poids de coco corrigé, si vous voulez exactement ceux de la photo, mettez 250 g.

A priori, ça se garde quelque temps en boîte métal, mais bon, comme souvent, 24 heures après, y’en avait plus, donc ….

Pommes de 7 heures

Pour 6 personnes :

Une douzaine de pommes (ici, Pink Lady)
Du beurre
Du sucre
De la patience
Beurrer et sucrer une grosse cocotte pour le four (ou un plat avec un couvercle).

Préchauffer le four à 120°C (th.4), tout doux.

Éplucher et couper en lamelles les pommes et les étaler au fur et à mesure dans le plat en intercalant par-ci, par-là avec du beurre en petits morceaux et un voile de sucre en poudre.

Il faut soigner un peu la première couche de pommes, car elle sera sur le dessus quand on servira le dessert !

Une fois qu’on en a fini de l’épluchage et de l’empilage, on met ou four pour 7 heures, comme le titre l’indique. A la fin de la cuisson, ça aura perdu facilement les 3/4 de son volume, donc, pour pas avoir une galette à servir, essayer de prendre un plat assez haut pour anticiper la descente .

Le démoulage est un peu périlleux, j’ai découpé un carton épais à la taille de la cocotte pour « accompagner » la descente, ça m’a évité le pire je pense ! Et bien sûr, pour servir, de la crème fraîche d’Isigny bien épaisse. Sans, c’était bien aussi, mais la crème sublime décidément tout (impartialité, quand tu nous tient).

Oui, c’est long, c’est trèèès long, mais ça sent bon tout l’aprèm et en goût, c’est assez indescriptible, j’en referais à coup sûr.

J’ai profité d’un vendredi où je ne travaillais pas pour lancer ça, j’avoue que l’épluchage et le lamellage, c’est un peu fastidieux, mais après, c’est comme pour la Teurgoule, y’a plus rien à faire qu’à renifler de temps en temps en salivant d’anticipation, c’est quand même pas désagréable ! Le normand est patient !

Sinon, j’ai trouvé la recette chez Du miel et du sel (http://www.dumieletdusel.com/archive…/13192535.html), et comment dire … ben comme d’hab’, c’était super (et bien plus détaillé qu’ici )

Teurgoule

Pour 6/8 personnes grosso modo:

2 l. de lait entier (cru si possible)
150 g. de riz rond
180 g. de sucre en poudre
une pincée de sel
2 cuillères à café rases de cannelle en poudre
Préchauffer le four à 150°C (Th.5).

Dans un plat en terre (j’avais pas la bonne contenance, j’ai utilisé une cocotte émaillée, ça le faisait tout à fait), verser tous les ingrédients secs, bien mélanger et verser délicatement le lait dessus. Il faut qu’il y ait au moins 5 cm de disponibles entre le haut du plat et le niveau de lait pour éviter les débordements pendant la cuisson.

Mettre au four pour une heure, puis baisser la température à 110°C (th.3/4) pour au moins 5 heures (Ouais le faible coût des ingrédients est presque compensé par la facture d’électricité ^^). Une croûte épaisse et très brune va se former pendant la cuisson, c’est pas grave si elle est moche : on ne la mange pas

L’intérieur ne doit plus être totalement liquide mais attention, le mélange va s’épaissir très vite en refroidissant, donc pas la peine d’attendre d’avoir une texture dense pour arrêter la cuisson.

A la sortie du four, donc, on enlève la croûte et on remélange un peu le tout. Ça se sert chaud, tiède ou froid, au choix, perso, je préfère tiède.

Alors certes, c’est long comme pas permis en cuisson, mais la préparation, honnêtement, c’est 3 minutes montre en main et avec un bras attaché dans le dos. C’est parfait à lancer en début d’aprèm pour le soir, là j’en avais fait 3 litres, du coup j’ai fait cuire 7 heures 30 au total plutôt que 6, pile poil pour le dessert du soir !

La Teurgoule c’est un grand classique normand, du coup pour la recette, je me suis adressée au bon dieu plutôt qu’à ses saints, j’ai été voir directement sur le site de « la Confrérie de la Teurgoule et de la Fallue de Normandie » http://www.teurgoule-normandie.confr…/recettes.html . Je crois qu’en France on a quand même les confréries les plus foldingues qui soient, et tant mieux

Pour le lait cru, ça se trouve parfois en grande surface, et sinon chez tout fromager qui se respecte, et pour ce type de recette, ça fait la différence (comme souvent, moins y’a d’ingrédients, plus la qualité est importante).

Cette recette a été validée par un des gentils testeurs, normand de son état, et par l’ensemble des testeurs présents. Darling a bien kiffé et je dois en refaire « juste un litre » un de ces soirs, c’est dire. Pour ceux qui se disent que c’est juste du riz au lait, franchement essayez, c’est comme les raviolis frais et ceux en boîte, ça n’a juste aucun rapport !

Reine de Saba Custom

Pour un gâteau de 6/8 personnes, facile:
80 g. de farine
125 g. de beurre mou
125 g. de chocolat noir râpé
125 g. de sucre en poudre
3 œufs
1/2 étui de crêpes dentelles

Pour la meringue :
2 blancs d’œufs
180 g. de sucre en poudre
7.5 cl. d’eau

Préchauffer le four à 180°C (Th.6).

Mélanger la farine, le beurre, le chocolat, le sucre et les jaunes d’œufs. Incorporer les blancs montés en neige.

Dans un moule beurré et fariné si pas en silicone, verser les 3/4 de la préparation. Émietter grossièrement les crêpes et les verser sur toute la surface du gâteau. Recouvrir du reste de pâte et zou, au four pour 25 minutes.

Sortir le gâteau du four, et mettre le four en position grill, genre 200°C (th.7). Si le moule est à charnière, laisser le gâteau dedans, sinon, le démouler et le mettre sur une plaque pouvant aller au four.

Pendant que le grill chauffe, monter les blancs en neige prévus pour la meringue dans un grand saladier résistant à la chaleur. Dans une casserole, préparer un sirop avec le sucre et l’eau, et le monter à 120°C. En cas de pénurie de thermomètre à sucre, compter 5/6 minutes de cuisson une fois que ça bouillonne copieusement.

Verser doucement le sirop dans les blancs montés, tout en continuant d’œuvrer du batteur électrique avec énergie. Le tout va à peu près doubler de volume. Continuer à battre jusqu’à ce que le bord extérieur du saladier soit revenu à température (on doit pouvoir toucher les parois sans souci), ça prend bien 5/6 minutes.

Étaler la meringue sur le dessus du gâteau. Si c’est dans un moule à charnière, pas de souci, on en colle partout, façon enduit. Sinon, faire une bande de papier cuisson qui fasse le double de la hauteur du gâteau, et en corseter le gâteau, pour permettre de mettre la même hauteur de meringue partout.

Bien lisser le dessus et éventuellement, faire des décos. Ici, je les ai fait avec une cuillère à café, en enfonçant un peu la cuillère de biais et en la ressortant d’un geste vif pour créer les picots. On peut faire les essais qu’on veut, il suffit de relisser le dessus si on se plante . On peut aussi faire une grande spirale sur tout le dessus avec une baguette, c’est free-style.

Passer sous le grill 3 à 5 minutes, juste pour dorer le dessus de la meringue, sortir du four et enlever le tour de papier ou la charnière au bout de quelques minutes.

Je suis partie sur la base du gâteau de la Reine de Saba de belle-môman, qui est un basique sûr pour les gâteaux au chocolat, mais en ajoutant les crêpes dentelles parce que je voulais du croquant, et la meringue, parce que.

On obtient donc un gâteau au chocolat à mettre le Dr DuKon sous Prozac, ce qui en soi est déjà bien, mais également qui claque à l’œil (le deuxième effet Kiss Cool de la meringue) et qui est juste tip top bon

 

 

 

Tarte à la rhubarbe

Pour une tarte pour 6 personnes:

1 pâte sablée
750 g. de rhubarbe en tronçons
125 g. de sucre
2 œufs
15 cl. de crème fraîche
1 grosse poignée de poudre d’amandes (grosso modo 50 g).
Le matin pour le soir, ou 2 heures avant si vous êtes pressés, mélanger la rhubarbe à 50 g. du sucre et laisser poireauter (un comble pour un fruit).

Ça va rendre plein de jus un peu trouble, du coup, vu qu’on prépare une tarte et pas une soupe, on met la rhubarbe à égoutter au moins 30 minutes avant de la servir. Attention à ne pas perdre le jus, par exemple en égouttant au dessus d’un grand bol, et le mettre au frigo, ça va super bien avec du Perrier ou pour donner un p’tit goût sympa aux cocktails (c’est acidulé et très très frais), ou juste dans de l’eau, c’est top aussi.

Préchauffer le four à 180°C (th.6) pendant l’égouttage, optimisation à fond, vive le Taylorisme en cuisine (si tu as la réf de l’image, félicitations, tu as très bon goût) !

Dans un saladier, mélanger les œufs, le reste de sucre et la crème fraîche.

Installer la pâte sablée au fond du moule beurré et fariné, et saupoudrer de la poudre d’amandes, qui empêchera la pâte de finir en éponge ramollo.

Verser gentiment sur la rhubarbe la préparation aux œufs et enfourner pour 30/35 minutes.

Laisser tiédir dans le moule, puis mettre au frais jusqu’au moment de servir.

Cette recette, comme souvent les « classiques » vient du blog « Du miel et du sel« , qui a toujours des recettes impeccables. D’ailleurs, je dois poster cette recette depuis perpet, je fais au moins 4 tartes par saison, la rhubarbe c’est carrément sous-évalué, c’est super bon, surtout quand il fait chaud, ce qui tombe bien, vu qu’on ne la récolte pas en novembre

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑