Macarons d’Amiens

Pour une trentaine de macarons:

250 g. d’amandes en poudre
250 g. de sucre en poudre
1 cuillère à soupe de miel
2 oeufs
Quelques gouttes d’essence de vanille
1 cuillère à café d’extrait d’amandes amères
Dans un un saladier, mélanger les amandes et le sucre, puis ajouter le miel, les blancs d’oeufs et la vanille, et patouiller à la mimine jusqu’à obtenir une consistance proche de la pâte d’amandes (ça s’obtient très vite, 2 minutes maxi), et ajouter l’extrait d’amandes amères à la fin.

Séparer la pâte obtenue en deux, et rouler chaque morceau en rouleau d’à peu près 2 cm. de diamètre. Enrouler de cellofrais et mettre au moins 6 heures au frigo (la veille pour le lendemain, c’est parfait). Comme la pâte est molle au moment de rouler, j’ai utilisé une planche à découper pour bien former les rouleaux une fois qu’ils étaient emballés. Mettre les jaunes d’oeufs au frigo également, dans un petit récipient recouvert de cello lui aussi, ou une petite boite avec couvercle.

Le lendemain, ou 6 heures après, donc, préchauffer le four à 180°C (th.6), sortir les rouleaux du frigo et couper des tranches d’un bon cm. d’épaisseur.

Les disposer sur une plaque recouverte de papier cuisson, et les badigeonner du jaune d’oeuf mélangé avec un peu d’eau (un bonne cuillère à soupe). Il ne faut pas hésiter à les rapprocher pour tout faire tenir en une fournée, ils ne s’étaleront pas d’un millimètre !

Enfourner pour 14/16 minutes, les macarons doivent être dorés, mais surtout pas bruns !

Attention, ça s’appelle macarons, mais ça ressemble plus à de la pâte d’amandes en croûte croustifondante, c’est délicieux, mais ça cale son homme. J’ai goûté ces machins-là alors que j’étais à Amiens pour le taff, et qu’un collègue, ancien autochtone, nous a emmené chez Trogneux (à l’époque je n’en avait jamais entendu parler, depuis, forcément…) pour goûter ça et des tuiles au chocolat. Soit remercié, Olivier C. (je fayote un peu, c’est un de mes chefs ^^)  En revenant à la maison, forcément j’ai cherché la recette, que j’ai trouvé très facilement (notamment sur le site de la ville d’Amiens), et très vite testée sur mes charmants cobayes KohLantesques qui ont validé l’essai. J’en ai refait souvent depuis, ça se fait en 5 minutes, la cuisson est rapide, c’est inloupable, et pour peu qu’on aime les trucs à base d’amandes, c’est un régal

Sirop de Liège

Pour un malheureux pot qui ne durera pas bien longtemps:

7 poires (des Williams)
3 pommes (des Golden)
1 verre d’eau (du robinet)
120 g. de sucre (en poudre)
Dans une grande cocotte, mettre les fruits coupés en quatre (avec la peau, les queues, les pépins… tout sauf les étiquettes!) et l’eau. Porter à frémissement et laisser cuire à couvert tout gentiment pendant 2 heures. Vraiment tout doucement, sinon, les fruits vont cramer et vous coller un caramel épais ça comme dans le fond de la cocotte, dont vous ne viendrez à bout qu’après 2 longues nuits de trempage et une bonne demi-heure de grattounette. Ça sent le triste vécu, hein ?

Passer les fruits au chinois et récupérer le jus+pulpe dans une grande casserole. Si vous n’avez pas de chinois, une bonne vieille passoire pour égoutter les pâtes fera l’affaire.

Ajouter le sucre et faire chauffer à feu moyen en remuant régulièrement, pendant grosso modo une heure, jusqu’à obtenir une texture entre la confiture et le caramel.

Verser dans un pot (préalablement ébouillanté si possible), et garder au frais.

Point de bouchons dans cette recette belge, trouvée dans le livre de recettes de « La mère de famille », mais juste des fruits et du sucre à haute dose. Le différentiel volume des fruits au départ –> volume de sirop dans le pot en dit long sur la grande concentration en saveur des fruits. Pour utiliser un terme plus adéquat, c’est foutrement goûtu !!

Là sur la photo, le sirop ressort assez sombre, et effectivement il l’était (probablement dû à la cuisson un peu pyrolitique des fruits), mais avec des poires Conférence et sans louper la cuisson (hum), on obtient un sirop beaucoup plus clair et doré. En tout cas, dans les deux cas, le goût est nickel!

Les pommes ne ressortent pas, mais je pense qu’elles sont plus là comme agent de texture, les poires par contre, conjuguées avec le caramel, c’est assez somptueux. C’est très très bon sur de la brioche, mais ça se défend aussi sur des biscottes. Faut avouer que sur du pain frais c’est bon aussi, enfin bref, vous aurez compris l’idée. Ça prend un peu de temps, mais peu d’effort et pas beaucoup de présence devant la casserole, si vous avez des fruits un peu tapés, c’est farpait !!

 

 

Gâteau au chocolat de Metz

Pour 6/8 personnes:

4 œufs
150 g. de sucre
125 g. de chocolat noir, râpé ou haché au couteau, ou passé au mixeur
125 g. de farine
1/2 sachet de levure
200 g. de crème fraîche
Sucre glace pour le stayle

 

Préchauffer le four à 180°C (th.6).

Dans un grand saladier, fouetter les œufs avec le sucre au batteur électrique jusqu’à ce que ce soit mousseux et que le volume ait triplé (ça prend à peu près 5 minutes).

Ajouter délicatement le chocolat, puis la farine, et enfin la crème, dééééélicatement pour pas que tout retombe (avec une spatule de préférence).

Puis on verse dans un moule beurré et fariné (si pas en silicone) et on enfourne pour 40 minutes jusqu’à ce que le gâteau soit bien souple au toucher.

Une fois le gâteau sorti du four, attendre 5 minutes, le démouler sur une grille et faire des décors (ou pas) au sucre glace.

J’ai chopé cette recette, comme celle du Gâteau de Nancy, sur le site Du miel et du sel, qui regorge de bonnes recettes et de conseils (je recommande le tips du gâteau qui chante, entre autres).

Ça donne un excellent gâteau, frais et moelleux . Y’a pas à dire, les recettes tradis, on sait pourquoi elles continuent à circuler en ces temps déprimants de gâteaux design à la fève tonka et au soja soyeux. C’est juste TROP BON.

Gâteau au chocolat de Nancy

Pour 6/8 personnes :

125 g. de beurre mou
125 g. de sucre
125 g. de chocolat
25 g. de farine
100 g. de poudre d’amandes
4 œufs

 

Préchauffer le four à 180°C (th.6).

Faire fondre au cro-ondes le chocolat et le laisser tiédir dans son coin.

Dans un saladier, mélanger le beurre mou et la moitié du sucre (grosso modo, pas la peine de sortir la balance de l’espace pour avoir 62,5 g. ).

Ajouter le chocolat, mais surtout pas trop chaud : il ne doit pas faire fondre le beurre, sinon, le gâteau sera raplapla. Puis, ajouter la farine, les amandes et les jaunes d’œufs.

Battre les blancs en neige bien fermes et y ajoutant au fur et à mesure le reste du sucre (vous voyez bien qu’au final, tout le sucre sera au même endroit ).

Les incorporer délicatement et enfourner le tout pour 30 à 40 minutes selon le diamètre du moule. Le gâteau doit être souple sur le dessus et la pointe du couteau, blablabla …

D’habitude, je ne fais pas de « simple » gâteau au chocolat, les préparations du style Alsa font très bien l’affaire sans se prendre le chou (fâgnâsse un jour, fâgnâsse toujours), mais j’avoue, les recettes qui sentent bon le recopiage sur bout de papier entre copines ou entre générations, j’adore. Et comme j’avais déjà un gâteau de Nantes, un de Lyon … Ça faisait l’occase de mettre une catégorie « Une ville, un gâteau ». D’ailleurs, si vous avez des trucs comme ça dans vos tiroirs, je suis ultra-preneuse !!

J’ai trouvé la recette chez « Du miel et du sel », un site bourré de recettes sympas, avec en prime, des tips et l’historique des gâteaux (la dame publie chez Cuisine Actuelle, excusez du peu!). Vous risquez de revoir le lien assez souvent ici, tellement son site m’a fait baver d’envie !!

 

 

Gâteau Nantais

Pour un gâteau de 6/8 personnes:

125 g. de beurre mou
150 g. de sucre en poudre
1 sachet de sucre vanillé
125 g. d’amandes en poudre
3 œufs
40 g. de farine
15 cl. de rhum
100 g. de sucre glace

Préchauffer le four à 180°C (th.6).

Faire une crème avec le beurre mou et les sucres. Ajouter les amandes en poudre, les œufs, la farine et 4 cl. du rhum.

Verser dans un moule à manqué beurre et fariné ou en silicone pas trop grand (le gâteau doit faire 2/2.5 cm. d’épaisseur) et enfourner pour 40/45 minutes. Il doit être bien doré et cuit à cœur (la pointe du couteau, blablabla).

Dès qu’il sort du four, le démouler et verser dessus 6 cl. de rhum. Le plus simple c’est d’y aller à la petite cuillère pour bien répartir sur toute la surface du gâteau.

Dans un bol, faire un glaçage avec le sucre glace et le reste de rhum. On doit avoir une pâte épaisse, qui coule un peu mais qui ne dégringole pas du gâteau non plus. Pour ajuster la consistance, remettre un peu de rhum (c’est vrai, quoi, ça manquait !! ) ou du sucre glace.

Étaler doucement le glaçage sur le gâteau et laisser prendre à température ambiante.

Un gâteau de régime, donc

On peut sans doute le faire avec un autre alcool blanc (poire, calva ou mirabelle par exemple, ça doit le faire), mais bon, comme disait le philosophe : « Donne du rhum à ton homme ».

Pour la petite histoire et parce qu’ici on rigole pas avec la culture pâtissière, ce gâteau date de l’époque où Nantes était le premier port d’échange en France avec les Antilles, d’où la (subtile!!) mise en avant du rhum.

Bon appét’hips !!

 

Gâteau Lyonnais

Pour un gâteau de 6/8 personnes :

200 g. de beurre mou
150 g. de sucre
1 sachet de sucre vanillé
4 œufs
300 g. de farine
1/2 sachet de levure
1 petite boite (2/4) de poires au sirop
1 grosse boite (4/4) d’abricots au sirop
150 g. de pralines roses
Préchauffer le four à 180°c (th.6).

Mélanger le beurre avec les sucres jusqu’à obtenir une crème. Ajouter les œufs, puis la farine et la levure, et bien mélanger.

Dans un moule à manqué beurré ou en silicone, étaler 1/3 de la pâte.

Recouvrir avec les poires coupées en fines lamelles.

Ajouter le 2ème tiers de pâte, et étaler une couche d’oreillons d’abricots.

Étaler avec harmonie les pralines préalablement explosées au casse-noisettes ou au pilon, ou au pic à glace, ou même à la main pour les martialistes avertis.

Pas de panique si ça fait des minis-miettes de pralines, elles vont fondre et colorer la pâte, et les gros morceaux assureront le croquant.

Recouvrir du reste de pâte et au four !!
gateau lyonnais 2
Au bout de 10 minutes, baisser la température à 160°C, puis 15 minutes plus tard, baisser encore à 150°C et laisser 30 minutes. Là, éteindre le four, mais laisser le gâteau dedans sans ouvrir la porte encore 15 minutes.

Une fois sorti, bien le laisser refroidir, et le servir à température ambiante, vaut mieux éviter le frigo qui fait perdre le côté croustillant des pralines.

Bien sûr, on peut utiliser des pralines « de base » marrons, mais avouez que le côté « Y’a des trucs roses dans le gâteau !! », c’est choupi-kawaï en diable.

En tout cas, à table visuellement il claque, et au goût il ne déçoit pas !

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