Gratin de poireaux croustifondant

Pour 2 personnes (4 en entrée):

4 blancs de poireaux
2 tranches de poitrine fumée émincées (ou une poignée de lardons)
1 feuille de laurier
1 bouillon-cube de légumes ou de poulet
25 cl. d’eau
5 petites cuillères à soupe de crème fraîche (grosso modo 15 cl.)
2 gousses d’ail
Thym en grains
Chapelure (l’équivalent de 3 tranches de pain de mie, ou 1/2 verre)
50 g de fromage type cheddar

Préchauffer le four à 200°C (th. 6/7).

Dans une poêle, faire chauffer 2 cuillères à soupe d’huile neutre et y faire rissoler la feuille de laurier et la poitrine fumée (ou les lardons).

Après 1 ou 2 minutes, retirer la feuille de laurier, ajouter les poireaux coupés en tronçons de 1.5 cm puis coupés en 2 dans la largeur, l’eau, le bouillon-cube, la crème et la moitié du fromage émietté.

Monter le tout à ébullition puis laisser blobloter 10 minutes, au bout des 10 minutes, l’aspect du tout est encore liquide, mais ça ira mieux après le passage au four.

Verser le tout dans un plat (ou encore mieux, laisser dans la poêle si elle supporte le four).

Mixer la chapelure, les gousses d’ail, le thym et le reste de fromage (si vous n’avez pas de mixeur, bien émincer les gousses d’ail et mélanger le tout à la fourchette dans un bol, ça marche aussi) et étaler le tout sur le mélange de poireaux et zou, au four pour une trentaine de minutes (+/- 10 minutes selon le niveau de dorure).

Servir bien chaud !

La recette était en mode « à poster » depuis Noël dernier, mais il me manquait la photo ! Au troisième ou quatrième essai, j’y ai enfin pensé, mais après tout ça m’a laissé le temps de peaufiner les quantités par rapport à la recette de base (Jamie Oliver, So british).
Voici donc la meilleure recette de la maison pour faire manger des poireaux aux plus récalcitrants, c’est doux, fondant, goûtu comme tout, un vrai régal !! La cuisson en deux temps donne vraiment une texture sympa, et la croûte de chapelure customisée est un vrai plus, à faire et à refaire ! Si vous n’aimez pas a priori les poireaux, mais que vous êtes prêts à leur donner une deuxième chance, foncez !

 

Tarte à l’envers Chou et Haddock

Pour 4 personnes:

1 pâte feuilletée
800 g. de pommes de terre
100 g. de beurre
300 g. de chou vert ou frisé
500 g. de haddock fumé
1 grand verre de lait

Crème fraîche et ciboulette

 

Préchauffer le four à 220°C (Th 7/8.)

Éplucher et couper en tranches fines les pommes de terre, et les faire revenir dans 50 g. de beurre pendant 15/20 minutes en les poivrant un peu. Si elles sont encore un peu fermes, c’est pas grave, elles finiront de cuire au four, mais il doit y en avoir des bien dorés pour la déco.

Émincer le chou en fines lamelles, et le faire revenir dans les 50 g. de beurre restant pendant une dizaine de minutes, les lamelles doivent être souples.

Faire pocher le haddock dans le verre de lait une dizaine de minutes à partir de ébullition, le sortir du lait, enlever la peau et l’émietter grossièrement à la fourchette.

Beurrer et fariner un moule à manqué ou une grand moule à tarte. Couper un cercle de papier cuisson et le mettre au fond. Disposer, coté doré vers le bas, une épaisseur de pomme de terre (1/3 du total grosso modo) en n’allant pas jusqu’au bord du moule, il faut laisser un bon centimètre de libre.

Étaler dessus 1/3 du chou, puis 1/3 du haddock.

Refaire 2 couches de pommes de terre puis chou puis haddock, et recouvrir de la pâte feuilletée en tassant bien sur les bords.

Mettre au four, au bout de 15 minutes, baisser le thermostat à 180°C (Th.6) et laisser cuire 25 minutes de plus.

A la sortie du four, attendre 10 bonnes minutes et démouler en retournant d’un geste preste sur le plat de service. Enlever délicatement le papier cuisson et tadaaaaaaaaa !!

Servir chaud avec à coté la crème mélangée avec la ciboulette.

Ce plat je dois le poster depuis des lustres, c’est un de mes favoris ! Le mélange des saveurs est vraiment top, et visuellement il claque bien. Je surkiffe le haddock, poisson sous-estimé s’il en est, beaucoup plus fin en goût que son aspect ne le laisse supposer, et là, avec les patates et le chou, c’est juste ex-cel-lent

Attention, je n’ai mentionné le sel nulle part, c’est normal, le haddock se charge de saler le tout

 

 

Gâteau à la myrtille et à l’amûr

Pour un gros gâteau de 8/10 personnes:

180 g. de flocons d’avoine (+ 3 cuillères à soupe*)
30 cl. d’eau
190 g. de farine
1 cuillère à café de bicarbonate de soude
1 cuillère à café (1/2 sachet) de levure
1/2 cuillère à café de cannelle en poudre
120 g. de beurre
150 g. de sucre blanc (+ 3 cuillères à soupe*)
150 g. de sucre roux
2 gros oeufs
1 cuillère à café d’extrait de vanille liquide
250 g de myrtilles et de mûres mélangées (+ 1 p’tite poignée*)

* Pour les finitions

Préchauffer le four à 180°C (th. 6).

Faire tremper les 180 g. de flocons d’avoine dans l’eau et un bol au moins 5 minutes (le temps que ça prend pour bien incorporer le beurre aux sucres, cf. ci-dessous).

Dans un grand bol, mélanger la farine, le bicarbonate, la levure et la cannelle.

Dans un saladier, mélanger le beurre mou aux sucres, puis ajouter les œufs, l’extrait de vanille, le mélange à base de farine, les flocons transformés en purée blanchâtre et enfin les fruits.

Verser dans un moule à bords hauts beurré et fariné si pas en silicone, puis saupoudrer les flocons, le sucre et enfin les fruits.

Au four pour 50/55 minutes, le dessus va former une belle croûte croustillante et la pointe du couteau doit ressortir sèche.

Je cherchais comment utiliser le fond de myrtilles surgelées que j’avais et je suis tombée sur cette recette de Martha Stewart, qui a normalement le même taux de succès qu’Uncle Ben’s.

Darling au moment du goûtage, m’a dit que c’était bon comme un gâteau Starbucks. Il m’a expliqué que c’était un compliment après que j’ai commencé à le pourchasser à travers l’appartement avec un rouleau à pâtisserie, j’en déduis donc que cette recette est recommandable. Plus sérieusement, l’intérieur est très moelleux, le dessus croustillant, et j’aime bien les gâteaux hauts sur pâtes, ils ont un coté réconfortant pour les mirettes  . Sinon, ça cale un peu, mais avec l’hiver qui approche, qui s’en plaindra !

Je l’ai refaite un paquet de fois, souvent avec « juste » des myrtilles, elle se décline aussi en muffins 🙂

 

 

 

Vacherin à la banane

Pour un gâteau de 6/8 personnes:

5 blancs d’oeufs
300 g. de sucre roux
1 cuillère à café d’extrait de vanille
40 cl. de crème fraîche épaisse
2 bonnes cuillères à soupe de sucre glace
3 bananes
En option: un peu de sucre et de rhum
Préchauffer le four à 120°C (th.4).

Au batteur électrique, monter les blancs en neige et incorporer petit à petit le sucre, puis l’extrait de vanille jusqu’à obtenir une belle meringue bien lisse. Rincer rapidement les batteurs du fouet, ils vont resservir dans 5 minutes.

Verser la moitié de la meringue dans un sac congélo (ou autre), couper un coin pour avoir un trou d’un petit centimètre de coté et faire un cercle de meringue, en partant du milieu et en faisant un motif en spirale le plus régulier possible. Pas de panique si ce n’est pas parfait, ça se rattrape après avec une cuillère sans problème (ce qui précède est la version « en français normal » de « Monter deux cercles de meringue en spirale à la poche à douille d’1 cm »).

Si le cercle tient sur la moitié de votre plaque de four, félicitations, vous pouvez faire les deux cercles nécessaires en une seule fournée. Attention, la meringue va gonfler et s’étaler d’à peu près un centimètre en cuisant !

Cuire une cinquantaine de minutes, la meringue doit être ferme au toucher. Laisser refroidir dans le four avec la porte ouverte pour éviter le choc thermique et les craquelages intempestifs.

Au début de la cuisson, mixer 2 bananes et demi. Si vous n’avez pas de mixeur, une fourchette et une gestuelle à la Sharon Stone utilisant un pic à glace feront l’affaire. Si vous avez besoin d’espace dans la cuisine, c’est le moment de pousser des cris rageurs en massacrant les fruits, ça éloigne le badaud de façon assez radicale.

Dans un saladier, fouetter la crème fraîche et ajouter les bananes mixées, puis mettre le mélange au frais en attendant que les meringues soient cuites et refroidies.

Normalement, on peut juste couper la demi-banane restante et disposer les tranches sur le dessus du gâteau monté pour faire joli, j’ai préféré les caraméliser pour rajouter du goût; here comes the option :

Dans un poêle, saupoudrer du sucre de façon uniforme et mettre à chauffer à feu moyen, et surtout, ne rien remuer et ne toucher à rien. Assez rapidement, le sucre va fondre. Mettre tout de suite les tranches de bananes, attendre moins d’un minute, puis les retourner, elles doivent déjà avoir une belle couleur, mais la pôele semble déjà sèche. Qu’à cela ne tienne, ajouter 5 cl de rhum et c’est réglé. A peine une minute plus tard, retourner les bananes pour vérifier la coloration, et si c’est bon, les disposer sur un bout de papier cuisson pour qu’elles refroidissent. Sur une assiette, elles risquent de coller et de perdre toute respectabilité.

Une fois les meringues refroidies, monter le tout : une meringue, la moitié de la crème, la deuxième meringue, le reste de crème et enfin les rondelles de banane caramélisées (ou pas!), et servir rapidement. On peut préparer tout ça bien à l’avance et faire le montage au dernier moment, ça prend à peine 5 minutes.

Je me suis acheté mon 1586ème livre de cuisine, notamment grâce à cause d’une recette de pizza aux chamallows qui reste à tester. Mais c’est cette recette de vacherin aux bananes qui a tapé dans l’oeil de Darling, ce qui me confirme, si c’était encore nécessaire, à quel point c’est un homme de goût. Car tudieu, que c’est bon !! Tout frais tout léger, on sent bien les fruits (et la crème), et ça se décline très facilement si d’autres fruits vous tentent. Je pense notamment à une meringue customisée à la noix de coco et à des fruits rouges non mixés dans la crème.

Ça peut sembler un brin compliqué, notamment le montage des cercles mais c’est plus facile à faire qu’il n’y parait. Si vos cercles ressemble à un dessin de CP, vous pouvez rattraper le coup facilement, de toutes façons, après on recouvre de crème, alors… Faut pas se prendre le chou !

J’en avait fait un géant avec 2 meringues taille « plaque du four » aux fruits rouges pour le boulot, mon grand regret c’est de ne pas avoir fait de photo à l’époque !

 

 

Sauce (genre) bolognaise

Pour 4 personnes:

500 g de bœuf haché à 5 % de matière grasse (soit 4 steaks)
2 boites moyennes de tomates concassées (ou 1 grosse)
2 oignons
2 gousses d’ail
Beurre, sel, poivre, Tabasco et sauce Worcestershire
Dans une poêle, faire revenir les oignons et l’ail émincés dans une noix de beurre (une bonne noix), jusqu’à ce qu’ils soient fondants.

Saler, poivrer, tabascoter et bien worcestershiriser à feu moyen/doux.

Monter un peu le feu, pousser le tout sur un côté de la poêle, remettre une lichette de beurre  et faire revenir le bœuf en vrac sur la surface à disposition, juste le temps que la viande soit colorée. Rabaisser le feu à moyen/doux, verser les tomates concassées, avec leur jus et bien mélanger.

Laisser blobloter au moins 15/25 minutes, le temps que tout ça réduise, en remuant de temps en temps. Attendre que ce soit quasiment prêt pour ajuster l’assaisonnement, sinon, on se retrouve avec plus épicé que prévu.

Comme toutes les bolos, elle se réchauffe très bien et peut être préparée à l’avance.

C’est clair qu’il y a autant de recettes de « sauce Bolo » que de chambres d’étudiants en France, chacun a sa touche perso, le p’tit ingrédient, ou le récipient qui font la différence, la mienne n’est probablement pas révolutionnaire, mais elle gère tout de même (tac tac t’as vu, représente les coquillettes), et comme une proportion importante* des lecteurs de ce blog m’a demandé ma recette, c’est chose faite !

* Proportion importante = 1 commentateur fidèle du temps du blog Gamekult, soit 35 à 50 % du lectorat grosso modo

Côtes de porc Bière-Ketchup

Pour 4 personnes :

4 belles côtes de porc
2 oignons
1 gousse d’ail
1 p’tite bière de 33 cl.
3 bonnes cuillères à soupe de ketchup
Beurre, sel, poivre
Maïzena en option pour la sauce

Préchauffer le four à 150°C (Th. 5/6).

Dans une poêle, faire fondre les oignons émincés dans une bonne grosse noix de beurre. Quand ils sont bien fondants, les pousser sur le côté, et faire revenir les côtes 2/3 minutes, juste le temps qu’elles se colorent (on peut bien évidemment, rajouter un peu de beurre pour ça). Saler, poivrer.

Dans un bol, mélanger le ketchup et la bière.

Déposer les côtes dans un plat allant au four et les recouvrir du mélange, puis enfourner pour une trentaine de minutes. Il faut prendre un plat pas trop grand pour que les côtes soient bien recouvertes.

On peut servir ça tel quel à la sortie du four, mais la sauce peut être un brin liquide pour certains, dans ce cas, il suffit de remettre la sauce/jus de cuisson dans une casserole avec une bonne cuillère à soupe de maïzena et chauffer un peu le temps que la sauce épaississe. Là, sur la photo, la sauce est brute sortie du four, perso, j’y touche pas, la couleur est magnifique, et une sauce un peu liquide permet de mieux imbiber, au hasard, des pommes de terre écrasées .

Une recette de plus tirée des recettes inavouables, un indispensable s’il en est. Les associations un brin space d’ingrédients, ou un mode de cuisson bizarre, c’est quand même plus fun ^^

Potitoes

Pour 3/4 personnes:

1 potimarron
2 cuillères à soupe d’huile
2 cuillères à soupe de farine
2 cuillères à soupe de paprika
Ail, persil, sel, poivre

 

Préchauffer le four à 180°C (th.6).

Couper le potimarron format potatoes, en laissant la peau.

Dans un sac congélation, verser l’huile et ajouter les morceaux de potimarron. Bien secouer pour répartir l’huile uniformément.

Dans un bol, mélanger le reste des ingrédients et les verser dans le sac.

Retripatouiller le tout pour avoir une belle répartition des épices.

Verser le tout dans un grand plat pouvant aller au four, l’idéal étant qu’il n’y ait qu’une couche de potimarron sur tout le fond.

Enfourner pour 30 minutes, la pointe d’un couteau doit rentrer dedans comme dans du beurre (et vu qu’au départ c’est dur comme de la brique, on voit bien la différence!).

Servir chaud !

J’ai trouvé la recette sur le blog « L’avis d’une maman »(disparu depuis), en ayant cherché sur Recettes de cuisine, comment cuisiner mon potimarron acheté sur un coup de tête, et que je ne voulais pas voir finir en purée ou en soupe. Du coup, une déclinaison en potatoes, c’était forcément plus tentant !

C’est rapide à faire, très bon, très doux en goût, d’ailleurs la prochaine fois, je mettrais plus de paprika pour le goût et la couleur (sur la photo, il n’y a qu’une cuillère à soupe de paprika). J’ai servi ça avec des côtes de porc, mais ça ira aussi très bien avec d’autres viandes, j’en suis sûre. En tout cas, Darling qui n’était pas acquis d’avance à la cause potimarronesque a adoré, et ça change des pâtes et des patates. En plus comme on est en pleine saison, ça ne coûte quasiment rien !

Gratin de macaronis

Pour 4 personnes:

500g. de macaronis
1.6 l. de lait entier
350 g. de comté râpé
2 feuilles de laurier
Noix de muscade rapée, sel, poivre
Un peu de parmesan
Dans une très grande casserole, verser le lait et ajouter les épices. Porter à ébullition, verser les pâtes, couvrir et baisser le feu à doux (3/10 pour mes plaques ) et laisser cuire une vingtaine de minutes en remuant de temps en temps et en vérifiant que ça ne bout pas mais que ça bloblote gentiment.

Préchauffer le four à 240°C (Th 7/8).

Au bout d’une vingtaine de minutes, les 3/4 du lait doivent être absorbés. Là, ajouter le fromage, bien mélanger, balancer dans un plat pour le four (pas la peine de beurrer), saupoudrer avec le parmesan et mettre au four jusqu’à obtention de la couleur désirée (ici, 10 minutes).

Servir fumant !

La recette vient du blog du miel et du sel, et donne le même gratin que faisait ma grand-mère (best.gratin.de.pâtes.EVER). Je me doutais qu’elle cuisait les macaronis au lait, mais je n’avais jamais essayé. Y’a des trucs comme ça, c’est tellement iconique (la poule au blanc de Môman, le rôti de Mami, la salade Tahitienne de Bô-Pôpa, de par chez moi), qu’on ose pas toujours s’y frotter. En tout cas, la muscade fait vraiment la différence, ne surtout pas la zapper !

Résultat, avec seulement 3 ingrédients (pas de béchamel, pas d’oeufs), et une grande simplicité (y’a même pas à égoutter les pâtes, sérieusement), on a un goût à faire faire des saltos aux papilles; un vrai truc d’hiver à manger en matant un DVD de feu de cheminée (on fait ce qu’on peut), ou sur une nappe à carreaux rouges, enfin, vous voyez le principe. A faire et à refaire !

Muffins aux spéculoos

1 pot de 400 g de pâte à tartiner aux spéculoos (Lotus ou sous-marque, peu de différence)
150 g de farine
4 œufs
1 yaourt nature
1 sachet de levure
1 sachet de sucre vanillé
Préchauffer le four à 200 °C (Th. 6/7).

Tout mélanger dans un saladier.

Verser dans des moules à muffins, beurrés et farinés s’ils ne sont pas en silicone.

Cuire à peu près 15 minutes, 10 si ce sont des moules à mini-muffins.

Ce qui précède est un copie coller honteux d’une recette précédente, à savoir les muffins au Nutella. Mais bon, vu que c’est une recette que j’avais mise au point toute seule, j’vais pas me gêner.   Il s’avère que la recette se décline avec toutes sortes de pâtes à tartiner, ce qui est une bonne nouvelle quand on voit la pléthore de variétés qui existe (et je vous raconte pas si vous allez faire un tour en Belgique …).

C’est une des premières recettes vraiment « perso » que j’ai, et elle a toujours beaucoup plu, en plus d’être très facile à faire (mouflets approved), c’est vraiment très bon. Je ne suis pas fan du tout des recettes où l’on pose une malheureuse p’tite cuillerée de pâte à tartiner au milieu d’une pâte à muffins nature et qu’on appelle ça « Muffins à quelque chose ». Là y’a 400 grammes de pâte à tartiner. Qua-tre cents. Soit 33.33333 grammes par muffin. Voilà, là ça me cause. D’un point de vue pratique, je les fait souvent dans des caissettes papier, déjà pour les transporter plus facilement, et aussi parce qu’on les mange plus proprement comme ça

Jambon rôti

Pour un paquet de convives :

1 magnifique jambon de 3 kilos minimum à commander chez son boucher
1 poireau
1 oignon
4 carottes
1 branche de céleri
2 feuilles de laurier
1 cuillère à soupe de poivre noir en grains
1 cuillère à soupe de graines de coriandre
1 bâton de cannelle
1 bonne lampée de whisky

Pour le glacage :
1 poignée de clous de girofle
125 g. de miel
100 g. de sucre roux
5 cl. de whisky
2 cl. de vinaigre de Xeres

 

La veille ou le jour même, mettre dans une cocotte assez grande (perso, j’ai utilisé la cocotte minute de 12 l.) le jambon et le recouvrir d’eau (et de whisky, un verre au max).

Ajouter les légumes tous émincés grosso modo (j’ai tout passé au robot version trancheuse), les grains de poivre et de coriandre un peu écrasés et le bâton de cannelle cassé en 2.

Porter à ébullition puis baisser le feu et laisser blobloter tranquillou 3 heures, en remettant un peu d’eau si le jambon pointe son nez dehors.

Laisser refroidir un peu dans son bouillon et sortir le jambon pour le poser dans un plat qui ira au four (attention, c’est pas forcément évident à manipuler, c’est lourd et chaud, j’avais des gants en silicone pour pas me crâmer les patounes), couenne sur le dessus.

Enlever la couenne en laissant le maximum de gras, entailler le dit gras en croisillons espacés de 2 cm sans attaquer la viande (d’où l’intérêt de laisser du gras).

Dans une petite casserole, porter les ingrédients du glaçage à ébullition, et retirer tout de suite du feu, puis en badigeonner la moitié sur le jambon. Planter les clous de girofle aux intersections du croisillon.

Mettre au four 15 minutes, 30 si c’est le lendemain, puis sortir la bêêête, la badigeonner du reste de glaçage et cette fois on le remet pour de bon, 30/35 minutes jusqu’à ce qu’il soit bien doré. Pendant la cuisson, il ne faut pas hésiter à mouiller le bestiau avec son jus de cuisson histoire qu’il ne sèche pas. Et pis en ouvrant le four régulièrement, on parfume l’appart mieux qu’avec n’importe quel déo d’intérieur.

C’est juste pas permis comment c’est bon sa mère, c’est assez simple à préparer, juste un peu long, et on peut varier énormément en fonction des légumes de cuisson et surtout du glaçage. Histoire d’être originaux (hum.) on a piqué la recette chez Gordonichou Ramsay, sauf qu’on a mis du whisky là où il avait mis du madère, plus écossais que l’écossais, quoi. On a servi ça avec un gratin d’oignons (recette dès que j’en refais, paske là, j’ai oublié de faire une photo  ) et des pommes de terre à la suédoise.

Mon 1er jambon faisait 3.9 kilos, et on a mangé dessus au réveillon à 3, le midi du 25 à 4 (dont pôpa et Darling, donc quasiment 6), on en a donné aux invités et on a remangé 2 fois dessus. Ah oui, hein, en plus, c’est aussi bon chaud que froid. Sérieusement … Et en plus c’est pas cher du tout !! 34 euros le morceau de barbaque digne de Viandor, sachant qu’on peut faire la recette avec un jambon de 2 kilos pour avoir des proportions moins dantesques, franchement, faites la conversion en big mac, y’a pas photo. Et puis quand on a la chance d’avoir un aussi bon et gentil boucher que moi, on en profite et on le fait travailler. Naméoh. Et puis c’est bon, rooooh la vache qu’est ce que c’est bon ! Enfin, le cochon. Enfin on se comprend.

EDIT 2014 : Penser à acheter des sacs à glaçons pour y mettre le jus de cuisson du jambon très réduit (20 %), ça remplace très avantageusement les bouillons cube

EDIT 2019 : On l’a refait un paquet de Noëls, cette recette, avec des variations et celle qui « reste » c’est celle-ci:

Cuisson dans du Ginger Ale, 1 oignon émincé, sel poivre. Attention !! Pas du Canada Dry ! Du Ginger Ale genre Marks & Spencer qui pique les yeux tellement il est fort en gingembre.

Glacage : 100 g de sucre roux (ou muscovado, encore mieux, bref, le moins raffiné possible), 8 cm de sauce soja, 3 gousses d’ail écrasées et une cuillère à café de gingembre rapé (frais si possible, sinon, en « sec » de bonne qualité). Et les clous de girofle en piquetage

 

 

 

 

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